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Frédéric Roy / Directeur du Pannonica, jazzclub à Nantes

Quelle est la situation du Pannonica aujourd’hui ?

Nous dépendons de la ville de Nantes. Nous ne gérons ni le Pannonica ni les ressources humaines liées au bâtiment. Notre levier d’action se situe donc à une autre échelle, à savoir l’association et ses membres. Mais nous irons bientôt discuter avec la direction technique de la ville pour savoir ce qui a déjà été engagé. Sont-ils au courant du Décret Tertiaire dont nous avons discuté pendant la formation [1] ? Ont-ils déjà réalisé un bilan énergétique du bâtiment ? Nous devons créer un échange avec eux pour avancer ensemble.

Quels premiers changements pourraient-être mis en œuvre ?

Le bâtiment étant assez vieux, il s’agit d’un chantier important à engager mais il se situe à moyen ou long terme. Dans un futur plus proche, nous devons partager des ressources et informations dans une démarche proactive. Certaines choses comme le site PRESTADD [2] peuvent nous permettre d’être plus acteurs de ce changement. Un autre sujet important plus immédiat est l’acculturation de l’équipe : mettre en place une réflexion, une veille en interne et inscrire ces réflexions dans une dynamique collective.

Haléïs au Pannonica le 8 novembre 2023

À moyen-long terme, quels sont vos souhaits ?

Premier souhait : que cette sobriété résulte d’une avancée collective. Concernant notre activité, nous avons déjà mis en place des gestes assez simples : les déplacements des artistes au sein de la ville de Nantes se font majoritairement en transports en commun permettant d’éviter les runs et offrant plus d’autonomie aux artistes. Autre exemple, l’éco-responsabilisation de la prestation catering (végétarien, en circuit court, etc.). Il nous est primordial d’engager une réflexion d’équipe autour des notions d’écoresponsabilité et de durabilité, puis d’inscrire celle-ci dans la philosophie de l’organisation et dans nos contrats et relations avec les artistes et les prods.

[1] deuxième session de formation Landscape, en octobre 2023 à L’Estran (Guidel)